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Le blog de Fabien Lizé

Le blog de Fabien Lizé

Page ou j'échange sur mes goûts dans différents domaines (Musique, Théâtre, Littérature) et où je m'entretiens avec certains artistes.


UN BIEN BEL ATELIER...

Publié par le blog de Fabien Lize sur 21 Avril 2013, 19:02pm

Catégories : #culture

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J’ai vu hier soir « l’Atelier » ; Pièce de Jean Claude GRUMBERG, écrite en 1979. Elle est interprétée en ce moment par la compagnie Boss’Kapok au théâtre de la Folie Méricourt à Paris.

GRUMBERG a donné un nom de lieu à sa pièce mais cet "Atelier" c’est celui qu’il a connu. Là ou lui-même, jeune, il a travaillé. Il aurait pu appeler sa pièce « La Maison » tant l’écriture de ce texte universel peut évoquer ce que tout le monde a pu entendre chez soi de la bouche de ses parents ou grands parents.

C’est donc dans cet Atelier de couture que l’on passe quelques années à observer le    « tout juste » après guerre (1945) puis les quelques années encore fragiles qui suivent ces événements, jusqu’en 1952. La grande qualité de cette pièce c’est qu’elle évoque la guerre d’une manière vivante et sans pathos ni tristesse outrancière. Elle nous montre aussi la façon dont les mentalités étaient touchées après un tel évènement. Parmi les couturières de l’Atelier, il y a celles qui ont envie d’oublier, plutôt joyeuses, puis celles qui sont empruntes d’une certaine tristesse puis d’autres pour qui le temps de la guerre cache certainement quelques secrets peu avouables. Bref…tout ce petit monde travaille ensemble joyeusement mais parfois ressurgissent des dualités, des souvenirs difficiles, des choses plus « délicates » à évoquer ; Notamment lorsqu’une nouvelle couturière est embauchée et que l’on comprend que son mari a été déporté.

Léon le patron essaye d’aider tout le monde à oublier tout cela avec maladresse et faisant parfois semblant d’être détaché: jouant son rôle de patron! Mais lui aussi a souffert, il est juif ! Simone, la nouvelle couturière, quant à elle doit élever ses 2 fils seule.

La compagnie Boos’Kapok retrace merveilleusement cette période à la fois : solidaire, fragile, encore très rigide et cherchant en même temps de nouvelles libertés : les américains sont encore là !

La mise en scène est subtile. Le décor représente un atelier, tout simple, avec sa grande table ou tout le monde travaille et discute. La table est le point central de cet Atelier, cette « maison », dans le sens du foyer. Les éclairages prennent également une place importante dans cette pièce : entre pénombre, parfois, et éclairage plein. Un peu comme l’époque entre le noir et la lumière à venir! Les acteurs sont tous superbes et créent cette symbiose importante pour le texte. On sort de cette pièce en ayant l’impression d’avoir vécu un moment au milieu de vraies discussions de ces années particulières. Mais ce qui est beau c’est que, c’est l’envie de vivre un monde meilleur qui l’emporte sur le reste dans cette pièce et la aussi les acteurs jouent cela d’une façon très sensible. Puis des chansons interprétées et accompagnées à l’accordéon viennent ponctuer les conversations en coté de scène. Elles parlent d’amour, de choses quotidiennes, de vie(s), comme la pièce qui en est pleine.

La compagnie propose donc un très joli moment, plein de charme de sensibilité, d’humour aussi, pour un sujet grave. Mais comme l’est une vie humaine, le drame se mélange parfois aux joies. On est touché !

 

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