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Le blog de Fabien Lizé

Le blog de Fabien Lizé

Page ou j'échange sur mes goûts dans différents domaines (Musique, Théâtre, Littérature) et où je m'entretiens avec certains artistes.


THE DUKE

Publié par moeb sur 20 Novembre 2012, 23:02pm

Catégories : #culture

duke022.jpg
 

A l’heure ou le grand neurologue Olivier Sacks publie Musicophilia, un livre qui traite des rapports entre le cerveau et la musique, je souhaite revenir à mon lien profond avec la musique de Edward Kennedy Ellington (1899-1974).

Peut être avez-vous déjà vécu cela mais en ce qui me concerne, il y a des sons, des rythmes, des masses sonores, des instruments de musique qui éveillent mon appétit auditif.

Parce qu’ils me font rêver, penser autrement, devenir soudainement gai lorsque par ailleurs je pourrais être triste, me font m’échapper du quotidien vers un ailleurs non maitrisé mais plaisant, me font me souvenir, me donnent de la joie, des émotions…Ces sons deviennent une partie de moi.

Eh bien parmi ces sons qui « m’appartiennent » il y a ceux inventés par celui qu’on avait surnommé « The Duke ». J’ai depuis mon adolescence une passion pour cette musique que j’essaye de comprendre. Plusieurs faits pour moi sont remarquables dans l’œuvre de cet homme qui a traversé le 20 ème siècle. En premier lieu, un univers sonore envoutant et, je dirai même "englobant", reconnaissable entre tous. Quand j’entends du Duke Ellington une sensation de confort m’envahit ; de celle qui fait se sentir en confiance. Cette musique est humaine, à la fois populaire et exigeante et ça me rassure.

Cet homme a en effet cultivé l’amitié toute sa vie avec force et conviction. Même lorsque son grand orchestre subissait des revers financiers, il lui semblait impensable de se séparer  de « ses hommes ». Pourtant certains l’ont quitté quelquefois mais sont revenus. C’est avec ces solistes triés sur le volet dès les années 20 (certains étaient des amis d’enfance du Duke) qu’il a crée son univers sonore, notamment ce son que l’on a appelait        « jungle ». Par la suite c’est en augmentant le nombre de saxophonistes et de trompettistes dans son orchestre qu’il a continué à s’imposer face aux autres orchestres de jazz. Il a ainsi souligné sa singularité. De grands solistes sont passés par son orchestre (Johnny Hodges, Ben Webster, Paul Gonçalvez, Rex Stewart, Cootie Williams, Clarck Terry, Cat Anderson...)

Ces hommes devenaient inséparables de l’œuvre du maître . Certains morceaux furent écrits pour eux comme un scénariste pourrait avoir envie d’écrire un rôle pour un acteur en particulier. Sauf que Duke Ellington jouait à la fois le rôle de scénariste et de metteur en scène.

Ce qui me frappe aussi chez cet homme du 20 ème siècle, c’est cette capacité à chercher, à faire évoluer sa musique tout au long de sa carrière sans pour autant se fondre dans un genre particulier. A ce titre il est pour moi bien plus qu’un musicien de jazz même si dès son entrée sur scène dans les années 20, il en avait adopté les codes. En fin de carrière par exemple il a écrit de la musique religieuse (des concerts sacrés). Puis étrangement le piano (l’instrument de sa jeunesse) est également arrivé tardivement en tant que « soliste » dans sa carrière discographique. L’approche en était alors moderne et inventive, notamment dans les années 60 avec l’album Money Jungle, en trio avec Charles Mingus et Max Roach.

C’est pour toutes ces raisons et pour l’œuvre prolifique qu’il nous laisse que j’aime écouter cet artiste. Puis aussi pour la rondeur de ses sons que je trouve profondément humain comme si cette musique était un dialogue.

Je vous propose d’écouter quelques œuvres du Duke pour vous laisser convaincre…Alors ?

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morel 26/11/2012 21:38


on dirais une poésie 

LIZE 22/11/2012 18:47


bravo,s'il pouvait regarder ce que tu écris sur lui il te prendrait sans doute dans groupe   pour chanter peut être


 

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