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Le blog de Fabien Lizé

Le blog de Fabien Lizé

Page ou j'échange sur mes goûts dans différents domaines (Musique, Théâtre, Littérature) et où je m'entretiens avec certains artistes.


CHRONIQUE "FRAICHE"

Publié par le blog de Fabien Lize sur 20 Mars 2013, 21:42pm

Catégories : #culture

une-sorte-dalaska-aff.jpg

 

 

16 ans de coma c'est long, presque improbable...c'est pourtant ce que propose d'appréhender de façon poétique, même parfois d'une manière brutale et drôle mais d'une drolerie proche du desespoir,  la mise en scène d'Ulysse DI GREGORIO, de la pièce d'Harold Pinter "Une sorte d'Alaska".

 

Pour écrire cette pièce, l'auteur s'était inspiré du livre "aweking" d'Olivier Sacks, grand neurologue américain. Dans ce livre sont proposés des récits et témoignages de personnes qui ont vécues de longs sommeils.

C'est précisemment l'intrigue principale de cette pièce.

 

C'est ce sommeil "re-vécu" ou cette "vie endormie" que nous conte l'auteur à travers le personnage troublant de Déborah.                            La comédienne Dorothée DEBLATON incarne ce personnage avec une force et une vérité frappante.

Déborah se réveille donc après 16 ans de coma face à son médecin, dans un premier temps puis par la suite, face à sa soeur.

Lorsqu'elle est entrée en sommeil, un vase à la main, c'était une enfant  encore adolescente, aujourd'hui et lorsque la lumière se fait sur scène c'est une adulte.

Déborah ne cesse alors de confronter sa réalité à celle du docteur HORNBY puis de Pauline, sa petite soeur.

Rien pourtant ne semble cohérent, normal, logique, dans les mots qu'elle entend et les explications qui lui sont données. Puis de ses mots, ceux qu'elle donne en retour, qu'elle tente de faire résonner, elle ne parvient pas non plus à  en obtenir un echo  rassurant.

 

C'est parfois cela l'univers d'Harold PINTER...Partir d'un fait évident pour entrer petit à petit dans l'improbable, voir quelquefois le surréalisme. Dans cette pièce on entre progressivement dans la difficulté à communiquer avec les autres mais on peut également se poser la question de ce qui crée du lien entre les êtres. Déborah hésite d'ailleurs entre le fait de vouloir entendre des mots familiers ou le fait d'être touchée.

La mise en scène d'Ulysse rend cela "palpitant" dans le sens ou on a l'impression quelquefois d'entendre des coeurs battrent au rythmes des émtions de la pièce. Le décor dépouillé et des déplacement simples positionnent les spectateurs dans une concentration qui les rend presque acteurs des personnages et des sentiments ressentis. Ces 3 personnages n'existent pas dans cette les uns sans les autres. La clè de cette oeuvre et du travail de l'auteur sur celle ci, c'est le LIEN...

 

La direction des acteurs est à ce point de vu très intéressante elle met particulièrement en évidence ce lien, cette idée des 3 personnages "en cohésion" même s'ils ne se comprennent pas.

 

Un détail étrange cependant si vous allez voir la pièce. Déborah est sur scène dans le coma depuis 16 ans et sur l'affiche seulement depuis 13 ans...Ah ah je vais mener ma petite enquète et je vous tiens au courant .

 

En tout cas allez y...

Jusqu'au 6 avril au théatre AKTEON (Paris 11ème) à 21H00 puis reprise de juin à août aux théâtre des déchargeurs (Paris 1er).

 

 

 

 

 

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lize francoise 27/03/2013 16:36


très bel article, on l'a imprimer pour le donner à notre professeur d'atelier d'écriture qui doit aller le voir avec son mari  laurence t'écira un commentaire plus tard

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