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Le blog de Fabien Lizé

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Page ou j'échange sur mes goûts dans différents domaines (Musique, Théâtre, Littérature) et où je m'entretiens avec certains artistes.


ELLINGTON AT NEWPORT (1956)

Publié par Le BLOG de Fabien LIZE sur 14 Janvier 2015, 10:13am

Catégories : #culture

ELLINGTON AT NEWPORT (1956)

En 1956, Duke ELLINGTON a 57 ans et déjà une très longue carrière de musicien derrière lui. Cette année là il est l'invité du festival de jazz de NEWPORT. C'est l'occasion pour lui de monter sur scène avec son orchestre une nouvelle fois et de faire vivre aux spectateurs une aventure sonore "vitaminée" et pleine de charme. Oui... C'est cela ELLINGTON, C'est un charmeur absolument génial, un compositeur qui vous entraîne dans un monde plein de swing et parfois vers une mélancolie fulgurante. Mais bien sur, la qualité première du musicien c'est d'être un meneur d'homme extraordinaire. Les journalistes ou critiques l'on souvent dit mais là, on peut l'entendre galvaniser ses troupes comme personne (Ellington at Newort a en effet, fait l'objet d'un enregistrement c.d). Il ne fait d'ailleurs pas que diriger ses musicien: il est avec eux, pleinement. Il parle avec eux pendant le concert, bouge, il danse presque, puis claque des doigts pour marquer le rythme. Il se sent, là, comme chez lui avec ses meilleurs amis. C'est d'ailleurs presque le cas! Le Jazz est sa maison et certains de ses musiciens sont vraiment des amis de longue date. Ils allaient à l'école ensemble...

Il y a donc ce jour là, à NEWPORT, les grands solistes de l'orchestre : Ray Nance, Johnny HODGES, Sam WOODYARD, Cat ANDERSON, Russel PROCOPE, Harry CARNEY et quelques autres. Mais surtout, Paul GONSALVES, au saxophone qui marquera ce concert par un "Diminuendo and crescendo in blue" incandescent qui restera historique. 15 minutes ou le public et les musiciens vibreront ensemble. Pour certains, cet enregistrement du Duke est le meilleur. Je ne partage pas cet avis mais il est en tout cas significatif de l'évolution de la carrière du musicien. Certains morceaux sont ici extrait de compositions anciennes de Duke ELLINGTON. Cependant cela sonne comme des compositions récentes des années 50 et je dirai même que cela annonce le changement de cap que le Duke mettra en place pendant les années 60. Le morceau "Tea for two" prend là, par exemple, un sens qu'on ne lui connait pas ou peu. Ce n'est pas la mélodie qui change mais le traitement de la masse sonore. On est donc moins dans un "tea for two" londonien un peu posé mais plus dans un "tea for two" plus cool et plus New yorkais dans l'approche. Oui bien sur la nuance est peut être un peu difficile à saisir mais je pense que l'on me comprendra. Dans cette enregistrement on sent en tout cas une envie de l'orchestre d'être plus intime et plus "brut" avec pourtant le même nombre de musiciens que dans des années différentes. On passe bien vers ce qui sera la fin du be bop et l'avènement du jazz moderne des années 60, notamment dans lejeu de piano de Duke ELLINGTON. Puis une fois de plus la précision des arrangements pour les cuivres fait mouche. Le swing est imparable et les solistes incomparables. C'est un peu la formule de cet orchestre!

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